Pourquoi j’ai décidé d’arrêter la chimio : Adieu, chimio, mes cocos !

Chère famille, chers amis, chers inconnus,

Eh oui, TADAAAAAM, j’ai décidé d’arrêter la chimio. Finitooooooooo, mes cocos !

Comment, pourquoi ?

Il y a eu plusieurs facteurs récemment qui m’ont fait prendre cette décision, en accord avec mon adorable oncologue, le docteur Madranges, que j’aime et que j’adore.

D’abord, il y a eu la mort et les funérailles d’Isa. Quand on assiste à la lente dégénérescence d’une personne proche dû à un acharnement thérapeutique, car c’était le cas ici, et qu’on a soi-même un cancer, ça fait réfléchir.

Ensuite, il y a eu cette discussion avec la gentille docteur à ma dernière session de chimio à l’hôpital de jour de l’institut Bergonié. Jusqu’ici, je ne sais pas pourquoi, j’étais persuadée qu’à la fin de tous les traitements préconisés dans mon cas (chimio adjuvante, opération, radiothérapie, mais pas d’hormono car tumeur triple négatif), on me ferait repasser un pet scan pour voir si le cancer avait été éradiqué ou pas. mais cette docteur m’a dit qu’en fait pas du tout. A la fin de tous les traitements, ils vous font repasser une mammo et une écho pour voir si tout est bien parti.

Pour rappel, début octobre, j’avais passé une mammo et écho, et il n’y avait plus rien de visible.

….

Une nuit de la semaine dernière, je me réveille d’un seul coup, je me relève dans mon lit. Ça venait de me frapper de plein fouet : j’étais censé continuer une chimiothérapie, avoir une opération puis ensuite 33 séances de radiothérapie pour arriver à un résultat que nous avions déjà.

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Maintenant, on va me dire que oui, mais la chimio permet d’aller chercher les micro-cellules cancéreuses partout ailleurs, etc, etc. De la bouche même de tous les spécialistes que j’ai vu à Bergonié, m’avaient tous dit la même chose : si la chimio fonctionne en faisant disparaître complètement la tumeur, alors il n’y a aucune raison pour que ça ne fasse pas la même chose ailleurs.

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Vous voyez le non -sens dans tout cela ?

J’ai également fait la connaissance d’une femme remarquable. Une canadienne évidemment :-). Une amie de Ann, et bouddhiste également. Deux cancers du sein, métastases osseuses par la suite. Une battante et une survivante d’un cancer avancé où les médecins lui donnaient pas de chances de survivre. Elle a fait son propre chemin, accepté tous les traitements la première fois. Le cancer est revenu. Puis elle a fait une seule partie des traitements par la suite, alors qu’il y avait métastases. Mais elle s’est mise à se soigner autrement : régime végétarien, spiritualité, visualisation positive, bonne humeur et optimisme, compléments alimentaires, etc. Et elle était là en face de moi, et toujours bien vivante, bien plus que beaucoup de gens pas malades.

Et en lisant un petit document qu’elle avait rédigé pour raconter son combat, j’ai découvert la bibliographie qu’elle conseillait. Je suis actuellement plongée dans tous ces livres absolument passionnants dont je vous parlerai très bientôt.

Alors avec mon chéri, nous avons pris rdv avec mon oncologue, parce que tout cela n’était pas clair. Et parce que j’avais déjà décidé d’interrompre la chimio.

Alors finito la chimio mes cocos, adieu la chimie mes kikis !

Et maintenant, je vais passer mon mois de novembre à dormir, écrire et approfondir toutes mes recherches sur la guérison que je ne manquerai pas de partager rapidement avec vous.

À bon entendeur…

Mélanie

 

7 commentaires sur “Pourquoi j’ai décidé d’arrêter la chimio : Adieu, chimio, mes cocos !

  1. Bonjour, j’ai moi aussi décidé d’arrêter la chimio le mois dernier, j’ai ou j’avais un carcinome canalaire infiltrant non différencié de grade III. J’ai fait 3fec100 et 5 taxol.

    1. Chère Carinette,
      Merci pour ton message et bravo pour ta décision, parce qu’il faut quand même un sacré courage pour nager à contre-courant (j’en sais quelque chose :-). Bienvenue sur ce blog et n’hésite pas à partager ton expérience ou même à proposer un témoignage si le cœur t’en dit à un moment ou à un autre !

      1. Chère Elodie, pour ma part, et je ne parle que pour moi, je n’ai pas terminé le cycle de chimios pour deux bonnes raisons : d’une part, la tumeur avait totalement disparu, et d’autre part, je souffrais trop du foie et ne voulais plus l’intoxiquer davantage. je ne connais pas le parcours de votre mère, ni sa pathologie ni sa manière de vivre tout cela, mais s’il y a bien une chose que j’ai apprise, c’est que nous sommes, chacun d’entre nous, responsables de notre santé et libres de choisir la voie que nous empruntons. La pression que chaque personne atteinte du cancer subit de l’extérieur est très forte et très difficile à gérer : les oncologues, les spécialistes, les amis, les voisins, etc… tout le monde a son avis sur ce qui est bien ou pas bien, mais en fin de compte, on oublie souvent de respecter les choix de la personne concernée. J’espère que cela vous aidera un peu. Bon courage

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