Pose de clip et perruques à gogos !

Bien le bonjour chers amis et famille !

Lundi matin, j’ai eu un rdv à Bergonié pour une pose de clip. Kézako ? J’avais peur que ce soit aussi violent qu’une biopsie, où l’aiguille est quand même passablement gigantesque et le l’inquiétant « clac » vous fait froid dans le dos, mais au final, on peut dire que ça a été une partie de plaisir en comparaison. A part un retard de 55 minutes (bon, ne, au moins ils prennent leur temps à Bergogo), le rdv s’est fait en 20 avec petite échographie pour savoir où poser le clip (= anneau de 3 mm). La pose est beaucoup plus relax qu’une biopsie, pas de clac inquiétant et l’aiguille est riquiqui en comparaison. Tout est bon à prendre, n’en déplaisent aux phobiques des aiguilles, dont je ne fais pas partie, fort heureusement !

La pose de clip permet de « retrouver » la grosseur (j’aime pas le mot tumeur=tu meurs, genre comme si on ne pouvait rien y faire, pas trop mon genre, hein) une fois que les chimios sont terminées.

Et aux vues de la diminution significative de Carcinome après une séance de chimio seulement, je veux bien croire qu’il n’en restera pas grand-chose à la fin (ce qui permettrait certainement de garder intact ou presque le sein des Saints !).

Donc vous l’avez deviné, le but de tout ceci est donc de faire diminuer la grosseur au max pour, idéalement, ne pratiquer qu’une tumorectomie (on enlève juste la grosseur) au lieu d’une mastectomie, et perso, je préfère le premier MIE !

Puis petite virée hier après-midi par 40 degrés à l’ombre svp parce que c’est pas drôle sinon, avenue Thiers à l’institut de la chevelure super-méga-génial, chez WIGS. Si vous tombez un jour malade (ce que je ne souhaite pas évidemment, mais avec 1 personne sur 8 qui aura un cancer de nos jours, bon ben vous voyez quoi), je vous recommande chaudement cet institut.

J’y suis pour ainsi dire entrée par la petite porte, puisque ma géniale kinésiologue Céline y a une de ses plus vieilles amies, Céline aussi de son petit nom, et non moins géniale pour la prise en charge. Imaginez un personnel souriant et attentif avec d’excellents conseils, saupoudré d’une bonne tranche de naturel, d’optimisme, et rajoutez une belle pincée de franchise et de sollicitude. Vous avez le tableau !

Direction essayage de perruques à gogos, mais les si bons conseils font qu’au final, je n’en essaye que trois. Est-ce ma tronche plus bronzée en été ou les 10 kilos en moins, ch’ais ps, mais tout me va. Et les nombreux coiffeurs qui m’ont bassinés pendant des années en disant que les cheveux courts ne m’iraient pas, ben, c’est des GROS MENTEURS !

Re rdv samedi mon kiki pour choix définitif de ladite perruque qui sera ma fidèle compagne pendant au moins 6 mois mes-avis-ke. En auburn certainement, parce que c’est l’été, nom d’une pipe !

Alors je vous offrirai, grand prince que je suis, une belle photo avec ma nouvelle coup in the wind, parce que les tifs devraient commencer à se faire la malle dès ce weekend, petit à petit. Pour l’instant, la coupe est juste un peu raccourcie, on raccourcira encore samedi selon la perruque choisie, car quand ça tombe, c’est quand même mieux quand on a les cheveux courts que longs, tout le monde sera d’accord là-dessus.

Alors à samedi mes loulous et bonnes vacances à ceux qu’on ne voit pas de sitôt !

Bye bye et haut les cœurs !

1 commentaire sur “Pose de clip et perruques à gogos !

  1. Ma chère Mélanie,
    Je suis avec grand intérêt tes démêlés avec le cancer. Oui, c’est très mélangeant, même pour les experts. Alors, entre nous…J’espère que l’infirmière pourra bien répondre à tes questions, tu dois en avoir beaucoup. Je vois ta maman dans tout cela, elle ne doit plus tenir debout. Il faut dire qu’à sa place, je me rongerais les ongles aussi. Cela me rappelle évidemment l’épisode de cancer vécu par Sylvie. Difficile de savoir quoi croire et de trouver le courage d’aller au prochain traitement. Elle, elle a eu des moments creux et elle angoisse encore. Tu devrais lui parler, juste pour voir comment elle pense les choses.
    L’année dernière, j’ai lu un livre sur l’histoire de la médecine du cancer. Pas très jojo. Pendant un quart de siècle, la médecine a fait du sur place, perdait presque tous ses patients même avec la haute technologie. Elle était partie sur de fausses pistes et n’avait pas de théorie. Et cela ne fait pas si longtemps. Le patient avait le diagnostique et passait vite chez le notaire. Les choses ont changé pour le mieux, avec essais et erreurs. Ce n’est pas facile mais les patients vivent plus longtemps et peuvent même mourir…d’autre chose, parfois longtemps après. Comme pour tout traitement, la médecine a tendance à ne pas prendre compte des situations individuelles. Bon point. Pour certains cancers, surtout les plus exotiques, c’est une toute autre histoire. On procède à des analyses des caractéristiques du gène de la personne et on construit une attaque en conséquence. Ca coûte assez cher, comme tu peux calculer. Un autre grand problème, c’est tout va bien et que quelques cellules restantes vont se cacher ailleurs, dans un autre organe. Après quelques mois ou années de silence, elles rebondissent de plus belle et c’est la catastrophe. Mais à la fin du compte, les salons funéraires perdent du profit.
    Là où la médecine se met le doigt dans l’oeil, c’est pour la convalescence. Plus de symptômes, bonjour la visite. Alors c’est là qu’il faut être actif, se prendre en main, faire des choses pour reprendre l’énergie vitale. Si non, ceux et celles qui se laissent aller, et bien ils ne vont nulle part et on ne les voit plus très longtemps.
    Je te laisse là-dessus, je suis à la campagne dans ma voiture, profitant du wifi de la municipalité, mais les maringouins sont méchants.
    Je t’embrasse,

    Mononcle Michel

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