Petit récap de quart de parcours

Bonjour chers amis et chère famille,

Avec l’avancement du traitement, j’y vois un peu plus clair. En effet, après deux séances de chimio, la chose ne m’est plus inconnue et je commence à voir comment mon corps et mon esprit réagissent à ce qui est quand même, disons-le, un empoisonnement. Mais je le dis sans regret aucun, c’est simplement réaliste. Un empoisonnement certes, mais nécessaire dans ce cas-ci. Donc maintenant que je connais à peu près mes réactions, je vois également mieux comment soutenir le corps et l’esprit pendant la bataille.

Pour l’esprit, il est certain qu’une prédisposition naturelle à avoir fort caractère aide évidemment. Vous devriez voir la tête des infirmières et du personnel médical de Bergonié quand je leur cours après, dix seringues dans le bras (bon, ok, j’exagère, mais c’est l’fun !), en leur criant qu’ils doivent bien m’inscrire tous les résultats de prise de sang à côté des miens pour que je puisse comparer moi-même, ou encore quand je leur demande de m’énumérer par le détail, la composante exacte de tel ou tel truc. Mais il paraît que les patients les plus chi… sont ceux qui s’en sortent le mieux alors… 😉

Ensuite, il y a la méditation évidemment, ou dans mon cas, plutôt une sorte de séance de relaxation avec exercices de respiration. Ce serait plus proche de la vérité. Puis il y a maintenant également la visualisation positive. Pour l’esprit et le corps. Je fais des séances qui durent environ 15 min, les yeux fermés, où j’imagine une armée de globules blancs et rouges en armure et épées qui partent à l’assaut des cellules malades pour les couper en deux et tapisser différents organes pour former une cuirasse à même de repousser toute attaque de l’ennemi. Puis j’appelle les cellules souches en renfort qui viennent ensuite réparer tous les dégâts et à la fin, je me retrouve avec de beaux organes super-fightor tout sains tout nickel.

Pour le corps ensuite également maintenant des séances d’acupuncture régulières, avant et après chimio et à mi-chemin également, pour le système immunitaire en général, la fatigue et les nausées (même si ce dernier point n’est pas encore probant). Pour le corps également, la viscumthérapie avec les injections tous les deux jours d’album viscum mali (gui) pour lutter contre les cancers secondaires, ainsi que des cures de meduloss pour soutenir les globules. Sans parler de ma batterie de traitements persos, où on retrouve, entre autres, le magnésium, la propolis extra forte, le pollen de ciste, tout ceci pour les défenses et aussi soutenir la formule sanguine. Le coenzyme Q10 et les omégas pour le cœur car le premier protocole est cardio-toxique. Nous avons aussi le curcuma bien sûr, la vitamine D, les fragments ARN du Doc Bilanski. Et plusieurs autres petites choses.

Pour le sport, c’est pas évident, car la fatigue empêche d’en faire les 7 premiers jours après traitements, mais ensuite je remonte doucement la pente en commençant avec la marche puis le vélo, etc.

Côté alimentation, on est loin du vegan des deux premières semaines, car mon corps réclame à grands cris des protéines en quantité après chaque séance de chimio. Mais on peut dire que le taux de sucres ingérés comparés à avant à chuter vertigineusement. Je fais autant attention que possible, selon les moments de fatigue. Et il y a le jeûne bien sûr. Tout ceci ne fonctionnant pas trop mal puisque je faisais exactement le même poids pour la seconde session que pour la première. Donc ni pris ni perdu au final, ce qui contente beaucoup le personnel médical.

Et pour l’esprit, je réfléchis de plus en plus à me remettre à écrire sérieusement, je ne sais pas encore sous quel forme exactement, mais je sais à présent que l’écriture fera (fait déjà) partie intégrante du processus de guérison (dans écriture, j’englobe aussi le processus de réflexion). Roman, extension de blog ou forme documentaire, je ne sais pas encore, je réfléchis. Mais il apparaît de plus en plus que laisser de côté ses aspirations intimes (qu’il s’agisse d’écriture, de la pratique d’un art, de son envie de voyages, ou de n’importe quel autre accomplissement) est une mauvaise chose. Vous aurez beau abandonner vos véritables envies dans un coin de votre cerveau, elles se rappelleront toujours à vous. Autant dire que je suis intimement persuadée qu’accomplir au mieux ses aspirations profondes ne peut que aider à guérir et à ouvrir de nouveaux horizons.

Nouveaux projets, nouveaux espoirs… et donc….. guérison au bout de la ligne, c’est certain.

Ahoi mes amis !

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