Mieux supporter la chimiothérapie grâce au jeûne : comment procéder ? (mon témoignage perso)

Bonjour mes p’tits kikis !

Aujourd’hui, je partage avec vous mon retour d’expérience après avoir pratiqué le jeûne durant mes chimiothérapies pour un cancer du sein (carcinome canalaire infiltrant de grade 3). Je vous explique pourquoi je l’ai fait et comment vous aussi, vous pouvez le faire afin de mieux supporter les effets secondaires de la chimiothérapie et même contrer une partie de ses effets néfastes sur notre système immunitaire ! C’est parti pour une plongée au cœur même du remède le plus efficace et le plus naturel (et le moins cher) qui soit pour lutter contre le crabe et les effets pervers des traitements lourds !

MON EXPÉRIENCE

J’ai suivi 3 cycles de FEC 100 (chimiothérapie toutes les 3 semaines) et 7 cycles de Taxol (chimiothérapie toutes les semaines) sur les 9 préconisés. Je n’ai pas jeûné durant mes cycles de Taxol, car je supportais beaucoup mieux ce produit-là et n’ai eu aucun effet secondaire visible (à part évidemment, la toxicité des produits sur les organes à long terme !).

Pour les trois cycles de FEC 100 (drogue cardiotoxique donc néfaste pour le cœur), j’ai par contre jeûné à chaque fois avant, pendant et après. Je n’ai jamais réussi à faire diminuer les nausées et les vomissements, mais chez moi, cet effet provenait en grande partie du fait que mon mental refusait catégoriquement ce traitement. Pour les autres effets secondaires, je suis persuadée que le fait de jeûner (couplé à la prise des compléments alimentaires adéquats) m’a beaucoup aidé à mieux supporter les drogues et à diminuer leurs effets néfastes sur les cellules saines. J’ai par ailleurs utiliser bon nombre de solutions en médecines douces pour mieux supporter la chimiothérapie. Pour en savoir plus, lisez mes 3 articles de la série Mieux supporter la chimiothérapie ICI, ICI et ICI.

Concrètement, qu’est-ce que j’ai fait ?

À chaque cycle de chimiothérapie, j’ai personnellement jeûné un jour avant en ne buvant que des jus de légumes bio maison, de l’eau et des tisanes. Puis le jour même en ne buvant que de l’eau. Et le lendemain en rebuvant des jus de légumes bio maison. À part les nausées et vomissements du FEC 100 et la perte de cheveux, tous les autres effets secondaires ont été diminués par le jeûne court.

POURQUOI JEÛNER PENDANT LA CHIMIOTHÉRAPIE ?

Jeûner durant chaque cycle de chimiothérapie vous permettra de renforcer les cellules saines de votre corps et d’affaiblir les cellules cancéreuses ! C’est tout bénef’ ! Valter Longo, un éminent scientifique américain a mis en lumière les bienfaits du jeûne sur les cellules saines au moment d’une chimiothérapie. Il a effectué une batterie de tests sur des souris en laboratoire au Cancer Center de Los Angeles, puis sur des patients volontaires, et ses conclusions sont les mêmes à chaque fois : les êtres vivants qui jeûnent supportent mieux les effets néfastes de la chimiothérapie, renforçant leurs cellules saines et affaiblissant les cellules cancéreuses, ce qui permet à la fois de rendre la chimiothérapie plus efficace, de protéger les tissus sains, et de diminuer une bonne partie des effets secondaires néfastes de la chimiothérapie !

Qu’est-ce qu’un jeûne va vous apporter concrètement pendant la chimiothérapie ?

Selon les premières évaluations, un jeûne de 48 heures chez l’homme réduira les effets secondaires suivants :

  • Fatigue
  • Faiblesse
  • Chute de cheveux
  • maux de tête
  • Nausées
  • Vomissements
  • Diarrhées
  • Colites
  • Aphtes
  • Bouche sèche

Pour comparer plus avant les effets secondaires de la chimiothérapie avec une alimentation normale ou avec un jeûne de 48 heures, consultez le tableau du Docteur Lallement : protocole jeûne et chimio(2).

COMMENT FAIRE UN JEÛNE COURT ?

  1. Commencez à jeûner la veille de la chimiothérapie. Les boissons non sucrées peuvent être prises à volonté (eau plate et gazeuse, tisanes, thé très léger, bouillon de légumes). Si vous avez peur de ne pas y arriver au début, vous pouvez effectuer un jeûne partiel en buvant des jus de légumes bio (en bouteille ou faits grâce à un extracteur de jus, ce qui est l’idéal bien sûr).
  2. Jeûnez le jour même de l’injection.
  3. Jeûnez le lendemain de l’injection. L’effet sur les cellules saines se fait au bout de 24/48 heures, d’où l’importance de commencer le jeûne la veille du traitement.

Si vous avez vraiment du mal à jeûner, il est possible de manger, toujours en petites quantités, des noisettes, des amandes et des noix (privilégiez ces dernières), et un petit eu d’œuf.

Pour jeûner en toute sécurité :

  • Restez le plus possible tranquille pendant ces trois jours. Le jeûne renforce tout le système immunitaire, mais au début, on se sent parfois plus faible. Le jeûne a un effet à retardement.
  • Une fois le jeûne court fini, reprenez doucement une alimentation saine et variée.
  • Le jeûne court ne représente aucun risque, sauf pour les personnes en grande dénutrition.
  • Il n’y a aucun risque de carences et le poids perdu se reprend raidement.

Pour aller plus loin, procurez-vous l’excellent reportage « Le jeûne, une nouvelle thérapie« , paru sur ARTE.

Découvrez également un autre témoignage sur le site du magazine Psychologies

Si vous êtes intéressé par le jeûne, découvrez vite mon dossier sur le jeûne complet ICI !

Pour suivre tous mes passionnants articles (;-) n’hésitez pas à vous inscrire à mon blog en suivant ce lien : http://eepurl.com/cq-jbb

 

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