Ma consultation avec le docteur tibétain Mr Kartsang & médecine tibétaine

Chers lecteurs, chère famille, chers kikis et cocos,

Samedi dernier, j’ai eu mon rendez-vous avec le docteur tibétaine Amchilla Kartsang, dirigeant de l’une des plus grandes cliniques de médecines naturelles, située à New Delhi. Pour celles et ceux qui n’auraient pas suivi, vous pouvez lire mon post autour de cette histoire : Comment j’ai repoussé une tumorectomie pour rencontrer un célbère médecin tibétain formé par le médecin-chef du Dalaï-Lama !

Samedi dernier, donc, rendez-vous à 16h00 à Audenge, au centre de l’association Anandakara et du centre d’études et de méditation bouddhiste Do Ngak Kunga Chö Ling avec le docteur Kartsang.

Premier approche, je dis que je n’ai pas besoin de traducteur vu que je parle et comprends l’anglais. Grossière erreur mes amis, car je comprends peut-être l’anglais des Anglais, mais alors, l’anglais parlé par un Tibétain, c’est une autre paire de manches ! Enfin, on s’est débrouillé, mais j’ai quand même dû faire répéter plusieurs fois ce pauvre docteur qui recevait des patients toutes les 20 minutes 🙂

Mr Kartsang ne me demande pas ce que j’ai, non, il prend longuement mon pouls, d’abord sur le poignet gauche, puis sur le poignet droit. Il faut savoir que le pouls, en acupuncture également, permet de mesurer l’état de santé de différents organes comme le foie ou la rate par exemple. Puis, il examine le blanc des yeux ainsi que le dessus et le dessous de la langue. Quand je lui dis ce que j’ai et que je sors de chimio il y a tout juste 6 semaines, il n’est pas étonné pour un sou. En effet, la langue, les yeux et le pouls permettent de voir l’état général, et pour moi, il a clairement dû voir tout de suite que mon corps sortait les toxines de la chimio par tous les pores !

Il m’a donc donné les remèdes tibétains suivant, qui ont été préparé par l’une des femmes médecin du centre bouddhiste. C’est un traitement pour un mois, avec un sachet de pilules à prendre le matin pendant 15 jours qui aident à remettre le foie en état, la vésicule et la digestion en général (pour faire partir les problèmes d’insomnies notamment), un sachet de pilules à prendre aussi le soir pendant 15 jours, mais là, c’est un remède contre l’inflammation (pour ceux qui ne le savent pas, le cancer est considéré comme une inflammation des cellules) et contre les cellules cancéreuses, et enfin, les deux jolies pilules empaquetées dans du papier bleu, sont appelées des pilules précieuses. Il faut en prendre une au bout des 15 jours, elles servent au nettoyage du sang et à l’élimination des toxines accumulées. Et ensuite, on recommence le même processus pendant 15 jours.

S’en sont suivis un certain nombre de recommandations sur la façon et les moments pour prendre le traitement, ainsi que des recommandations plus générales autour de l’alimentation : pas de viandes crues, ni saucisses, ni jambon, ni chou cru.

Faire bouillir le plus possible les fruits et légumes (cela permet une digestion facilitée, moins de travail pour le foie et la vésicule, et donc suppression des problèmes d’insomnies notamment). Éviter l’alcool et quelques autres petites choses.

La médecine tibétaine étant principalement une médecine de prévention, elle sert avant toute chose à renforcer le système immunitaire afin que le corps puisse lui-même lutter contre les maladies. Je vais donc commencer ce traitement après l’opération qui a lieu demain, car il faut être à jeun pour la chirurgie et je ne pourrai donc pas prendre les pilules. Je commence donc mercredi ce traitement pour un mois, je vous en dirai des nouvelles !

Ce fut une rencontre et une expérience intéressante, et quand vous avez une occasion unique de consulter un médecin formé à « l’orientale », sautez dessus, ça vaut le coup 🙂

Hasta la vista !

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