Le jour où j’ai regardé le cancer droit dans les yeux en lui disant d’aller faire un tour ailleurs…

Bonjour mes p’tits kikis, bonjour mes p’tits cocos,

Ce matin, je me suis souvenue d’un truc que je faisais régulièrement au moment des traitements de chimiothérapie en 2016. J’avais complètement oublié ce truc-là, et maintenant que j’y repense, je me rends compte à quel point ça m’a aidé et combien sa symbolique était forte en fait.

Bon, je vous explique un peu plus. Toutes les personnes ayant fait face à une maladie grave savent ce que c’est que d’avoir peur de mourir. La vraie peur, pas la phobie, non, celle qui vous prend à la gorge et ne vous quitte plus quoique vous fassiez puisque, manque de bol, vous portez ça en vous.

Le problème, c’est que la peur engendre la peur et que cette spirale infernale est franchement très mauvais pour l’équilibre acido-basique et le bon fonctionnement du système immunitaire. Plus on a peur et plus on stresse, plus notre pH baisse et plus notre corps devient acide. Mais comme nous le savon maintenant, le cancer est justement étroitement lié à un problème d’acidification…

Donc plus on a peur plus on fait baisser notre immunité et plus on perd des chances de mieux combattre la maladie. Mais supprimer la peur, et notamment la peur de mourir, c’est un boulot herculéen, j’en sais quelque chose, ça paraît absolument impossible quand on a une méchante tumeur qui s’invite à dîner…

Alors je voudrais partager avec vous l’un des trucs qui m’a le plus aidé pour combattre la peur et la dompter en quelque sorte afin que mon système immunitaire reprenne du poil de la bête. Je n’avais pas lu ça dans un livre, je n’avais pas cherché des trucs sur Internet, mais l’intelligence innée que nous avons tous en nous, cette énergie universelle qui est partout à la fois, m’a instinctivement montré une solution.

Lorsque j’étais allongée, les yeux clos, soit le soir en me couchant, ou au moment de faire des exercices de relaxation, de méditation ou de visualisation positive, je faisais toujours le même « rêve ». Ce n’était pas vraiment un rêve, puisque je ne dormais pas, mais on va dire qu’il s’agissait d’un rêve éveillé dont j’étais le maestro. Je décidais donc de ce qui s’y passait.

Dans ce rêve, à chaque fois, je me trouvais au milieu d’un paysage de type jardin japonais, avec un temple et une ambiance très zen. Tout était très calme, très paisible. J’entrais dans le temple silencieux. Il n’y avait personne d’autre que moi. J’étais seule avec moi-même. Je m’avançais lentement dans ce lieu de recueillement paisible, j’observais chaque recoin de la grande pièce, chaque alcôve, chaque objet. Je faisais toujours le même circuit, regardant toujours aux mêmes endroits, mais je laissais mon subconscient s’exprimer pour comprendre les messages qu’il souhaitait me faire parvenir. Une fois, je regardais dans un recoin et j’y voyais un miroir, une autre fois, je regardais sur une tablette et voyais une statuette avec de grands yeux… Je passais souvent devant une grande fenêtre derrière laquelle je pouvais deviner le magnifique jardin japonais, mais la fenêtre me renvoyait une image floutée, quelque chose m’empêchait donc de voir ce fabuleux décors et d’y accéder.

Je savais instinctivement que c’était la peur. Cette peur de mourir, de la maladie, de l’inconnu, appelez ça comme vous voulez, mais au final, c’est simplement notre pire ennemie. Alors je passais devant la fenêtre floue, et je descendais une sorte de petite passerelle en bois, toujours à l’intérieur même du temple silencieux. Mais cette passerelle, je le savais, allait me mener dans une autre pièce. Un bassin d’eau. Rempli de vapeurs. Silencieuse elle aussi. Je savais également qu’il me faudrait descendre dans le bassin et le traverser pour accéder à l’extérieur, au jardin plein de senteurs et de fleurs colorées.

Je savais, chaque fois que je faisais ce rêve éveillé, que ça ne me plairait pas de descendre dans ce bassin d’eau, cette piscine remplie d’une vapeur si épaisse qu’on pouvait à peine y voir à 50 centimètres.

Mais si je voulais retrouver ce merveilleux jardin et respirer l’air frais, il me fallait traverser.

Je me retrouvai entièrement nue, dépouillée de tout artifice, de toute cuirasse, et je descendais lentement dans le bassin à vapeurs. Et je le traversais doucement, dans cette grande pièce silencieuse. le silence n’avait rien d’inquiétant, c’était calme, sans jugement. Plus j’avançais, plus je pouvais percevoir les contours d’une grande masse, assise au bord du bassin de l’autre côté. Je savais ce que c’était.

Le cancer. La maladie. La tumeur. Ou plus simplement la peur. C’était une grosse masse couleur chair, informe, un peu comme un bibendum dégonflé, sans visage, sans membres. Et alors je m’avançais et m’arrêtais juste devant cette masse et je la regardais, tranquillement, sans bouger.

Face à face avec la peur profonde. C’est incroyable, car instinctivement, l’énergie vitale qui circulait en moi m’avait montré le chemin pour dompter la peur.

Mon subconscient, dès lors que j’avais décidé de l’écouter, m’avait montré ce qu’il fallait faire.

Regarder le cancer bien en face. Lui faire face, droit et les deux jambes fermement plantés dans le sol (bon, ici dans la piscine..) et faire face.

Alors je restais plantée là, à chaque fois, jusqu’à ce qu’il se passe quelque chose.

Puis la masse commençait à fondre, petit à petit, elle fondait, fondait et s’écoulait dans le bassin d’eau.

Il n’y avait plus de masse en face de moi, mais elle était partout dans la piscine sous forme de liquide mélangé à l’eau, un liquide inoffensif qu’il s’agissait à présent de laisser derrière moi. Alors je montais les quelques marches qui permettaient de sortir du bassin d’eau.

L’eau mélangée glissait sur ma peau, perlait le long de mon corps, telle les gouttes d’eau sur un manteau de pluie bien étanche.

Alors je sortais nue comme un ver de la piscine, après avoir regardé la peur bien dans les yeux, et plus forte que jamais, je sortais dans le magnifique jardin rempli de cerisiers en fleurs, de petits étangs aux nénuphars et de fleurs odorantes.

Je m’allongeais plusieurs fois par jour, fermant les yeux, pour refaire ce même parcours, depuis l’entrée du temple jusqu’à sa sortie.

Et à chaque fois, la peur diminuait. À chaque fois, je domptais un peu plus le cancer.

À chaque nouvelle fois, je le regardais bien en face et lui disais calmement « Tu sais, je n’ai plus peur de toi. »

Il a fini par partir.

Je l’avais écouté.

Son boulot était terminé.

J’espère de tout cœur que vous trouverez également VOTRE chemin.

Pour aller plus loin :

À lire absolument : Le Placebo, c’est vous, de Joe Dispenza

Un exercice guidé simple et très efficace : La visualisation positive guidée de Guy Corneau

N’hésitez pas à m’écrire à contact@les-cahiers-de-carcinome.com pour partager vos expériences de relaxation, méditation guidée et visualisation positive qui vous aident ou vous ont aidé à travers les épreuves difficiles !!!

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