Cancer : Comment activer votre pouvoir d’auto-guérison par le jeûne

Le jeûne est une pratique aussi vieille que l’humanité elle-même et pourtant, notre société occidentale le considère encore bien trop souvent comme un truc farfelu sorti d’un manuel de grand-mère tout juste bon pour les illuminés. Rien n’est plus faux, mais en France, on tend encore largement à croire qu’il est impossible de se priver de nourriture pendant plus de 3 jours, parque que sinon, on mourrait dans d’atroces souffrances !

Rien n’est plus faux !

Mon expérience personnelle du jeûne

Je pratique le jeûne depuis l’âge de 18 ans (je viens d’une famille où on le pratiquait régulièrement, ma mère ayant fait jusqu’à 3 semaines de jeûne en étant en pleine forme), et même si j’ai laissé de côté cette pratique pendant plus de 15 ans (ce qui correspond à la période où je me suis perdue et ou j’ai commencé à créer mon cancer), je l’ai reprise depuis l’annonce du diagnostic de mon cancer du sein triple négatif agressif : le jeûne fat maintenant partie intégrante de  mon hygiène de vie et de tous mes processus de guérison.

J’ai pratiqué le jeûne à plusieurs reprises, à chaque fois pour des raisons différentes : 8 jours juste après mon premier burn-out maternel. J’en suis ressortie de là avec une énergie incroyable, des mycoses disparues et un moral bien meilleur.

J’ai également fait 3 jours de jeûne pour me débarrasser d’une sinusite qui durait depuis un mois malgré la prise d’antibiotiques.

J’ai pratiqué un jeûne d’une semaine pour arrêter de fumer (ça a fonctionné, en combinant cette pratique avec un gros travail sur moi-même).

Mon jeûne le plus long a été 10 jours, juste avant de recevoir le résultat de ma biopsie pour le cancer du sein. J’avais alors eu une vive inflammation de la région du foie et de la vésicule biliaire due à l’évacuation des toxines du cancer par le foie.

Et j’ai pratiqué des jeûnes de 48 heures lors de chaque chimiothérapie sous FEC100 afin de diminuer largement les effets secondaires et activer le pouvoir d’auto-guérison et de défenses des cellules saines de mon corps.

Deux sortes de jeûnes ‘complets

  1. Le jeûne hydrique, durant lequel on supprime tout apport en nourriture, et où on boira uniquement de l’eau de bonne qualité, à raison de 3 ou 4 litres par jour
  2. Le jeûne « Buchinger », à la mode allemande, durant lequel on supprime tout apport de nourriture solide, et où on boira de l’eau de bonne qualité, des tisanes, des bouillons de légumes bio (sans les légumes !). Pour le moral, on pourra éventuellement ajouter quelques jus de fruits bio coupés à l’eau pour le goût.

Sachez qu’il existe des cliniques de jeûne thérapeutique un peu partout en Europe, notamment en Allemagne et en Russie (la France est encore nettement en retard à ce niveau), et que des études ont démontré que le jeûne de type Buchinger était tout aussi efficace que le jeûne hydrique, et qu’il état plus facile à suivre pour le moral 😉

Si vous voulez vous documenter personnellement sur le jeûne, visionnez l’excellent documentaire « Guérir par le jeûne, une méthode thérapeutique » passé sur Arte et disponible en DVD.

Le jeûne permet au corps de se nettoyer en profondeur et d’activer son pouvoir d’auto-guérison en pratiquant une autolyse complète de la cellule, aussi éloignée soit-elle. Il est donc très fréquent que les personnes pratiquant un jeûne pour la première fois, ou après une pause prolongée, ou suite/ pendant une maladie, aient des symptômes souvent désagréables lors du processus d’élimination des toxines.

Les symptômes possibles

  • maux de tête
  • nausées
  • sensations d’inflammation des parties du corps intoxiquées
  • grande fatigue
  • langue chargée (blanche, voir grise ou même noire pour les gros fumeurs)
  • peau grisâtre
  • vertiges
  • etc.

Tous ces signes dénotent de la réussite du processus de detox du corps et ces symptômes, souvent intenses dans les premiers jours, vont diminuer au fur et à mesure du jeûne, pour finir par totalement disparaître.

Ce que le jeûne apporte

Après un jeûne réussi, on notera très souvent une nette amélioration de son état général, physique et psychologique :

  • teint rose, disparition de problèmes de peau

  • disparition ou diminution nette des douleurs
  • guérison de divers maux comme des soucis ORL, des allergies, même certaines maladies graves
  • amélioration considérable de l’énergie
  • rééquilibrage de la libido
  • etc.

Comment pratiquer le jeûne pour activer le système d’auto-guérison de votre corps

Lorsqu’on pratique le jeûne pour la toute première fois, il vivement recommandé de se faire suivre par votre médecin naturopathe/homéopathe, ou par une personne de confiance qui pratique ce genre de cure. Vous pouvez également vous rendre dans des centres de jeûne, il commence à y en avoir quelques-uns en France, même s’ils restent rares.

Procurez-vous l’un des ouvrages ci-dessous ou autre et suivez scrupuleusement la marche à suivre. Un bon début pour un premier jeûne, c’est une semaine. Il faut savoir que les trois premiers jours sont souvent les plus difficiles car c’est là où le corps évacue à fond les toxines. A partir du 5e jour, on pourra commencer à ressentir une énergie nouvelle, parfois très puissante, où on a l’impression qu’on pourrait soulever des montagnes J

A respecter absolument :

  • Préparer son jeûne en mangeant très léger les deux jours avant, et en supprimant petit à petit les aliments lourds, les protéines, les sucres, pour ne plus prendre que des fruits et légumes ou des soupes sur les derniers repas.
  • Pareil au moment de briser le jeûne : il ne faut JAMAIS recommencer à manger en prenant un repas lourd, des aliments gras ou de la viande, très difficile à digérer ! On brise le jeûne par un jus de fruit ou de légume, par une soupe ou par un petit bout de fruit. On augmente les doses au fur et à mesure, et on réintroduit les aliments par ordre de légèreté. D’abord les fruits et légumes, puis les yaourts, puis les aliments gras, puis la viande, etc…
  • On boit toujours suffisamment pendant le jeûne, l’hydratation est ABSOLUMENT primordiale.
  • Les premiers jours, on reste tranquille, on se repose, on lit, on fait des p’tes marches au soleil, on médite, on réfléchit à soi, bref, on prend soin de soi et on fait le bilan de sa vie, histoire de faire UN GRAND MÉNAGE EXTÉRIEUR ET INTÉRIEUR !
  • Ne JAMAIS se lever trop brusquement : le corps fonctionne au ralenti, donc les mouvements brusques, se lever vite ou monter les escaliers quatre à quatre, C’EST NIET !
  • On ne prend pas de médicaments pendant un jeûne. Ce processus sert à activer votre pouvoir d’auto-guérison, autrement dit, votre corps va se guérir de l’intérieur. Lui apporter des médicaments de l’extérieur va uniquement détraquer le processus naturel de detox. Si vous avez des médicaments indispensables à prendre, faites-vous ABSOLUMENT suivre par un médecin compétent en la matière

 

CONTRE-INDICATIONS

  • Les enfants
  • les personnes trop affaiblies
  • les personnes qui veulent démarrer sans être suivies ou s’en s’être préalablement documenter de manière approfondie sur le jeûne. Un jeûne, ça se prépare ! Il faut le considérer comme un puissant traitement de guérison, mais comme tout traitement, on suit les recommandations à la lettre !

 

 

NOTE SPÉCIALE

Faire très attention pour les personnes fortement intoxiquées (par des agents de chimiothérapie ou la prise de médicaments costauds par exemple) : le jeûne est le plus puissant mode de détoxification qui existe, il faut donc veiller à l’état de votre foie.

Le foie va avoir du boulot pendant le jeûne, donc il faut absolument l’aider à éliminer. Les lavements au café, comme préconisés dans la Cure Gerson, permettront d’aider le foie à éliminer et à ne pas se noyer dans le flot de toxines évacuées par le corps.

Il est fortement recommandé de ne pas effectuer des jeûnes au-delà de 3 jours pendant les chimios, et d’attendre après la fin des traitements de chimio pendant plusieurs semaines avant d’entamer un jeûne prolongé, histoire de laisser au corps le temps d’éliminer une partie des toxines de chimio.

Pour finir, je considère personnellement le jeûne comme le mode de guérison le plus naturel et le plus puissant qui soit. Il est pratiqué depuis des millénaires par les peuples plus sages que nous. Pour ceux qui auraient encore peur de se lancer, sachez que l’être humain, est physiologiquement conçu pour supporter des périodes de grande disette, mais pas du tout pour supporter l’excès de nourriture comme nous en avons l’habitude en Occident.

Allez, êtes-vous prêt à activer le pouvoir d’auto-guérison de votre corps ? 😉 N’hésitez pas à partager ici votre propre expérience du jeûne !

Pour aller plus loin :

 

ATTENTION : Cet article est donné à titre indicatif. L’auteure de ce blog décline toute responsabilité en cas d’usage inapproprié du jeûne ou de refus des traitements conventionnels du cancer au profit du jeûne. Le jeûne ne saurait en aucun cas remplacer les traitements contre le cancer préconisés par votre médecin.

Enregistrer

Enregistrer

4 commentaires sur “Cancer : Comment activer votre pouvoir d’auto-guérison par le jeûne

  1. merci
    Après avoir lu votre témoignage grâce à une amie qui a eu un cancer du sein et qui me suit de près puisque j’ai eu la désagréable surprise de rejoindre votre » troupe », je viens témoigner et surtout vous remercier pour vos informations. Je suis une mamie de 72 ans et j’ai été opérée en 2015( je vous ai devancée) d’un cancer du sein droit qui a nécessité l’ablation des ganglions, ensuite une chimiothérapie qui m ‘ a mise Ko dès la 1ère séance, à savoir que je suis diabétique et que j’ai failli faire un coma diabétique, j’étais à 6mg de retour chez moi. Ayant le RV suivant 3 semaines + tard, j ‘y suis allée , les 2 pieds dans le même sabot et à peine arrivée on m ‘a fait repartir, les analyses n’étaient pas bonnes. La semaine suivante, idem et celle d’après, idem. La 2ème séance a été faite alors que je marchais dans le brouillard et la 3ème reportée 2x a été la dernière. On m’ a fait commencer la radiothérapie, plus vite que prévue, 33séances. A part que j’ai été brûlée sous le sein et après contrôle cardiologue et scanner, fuite du péricarde, et le poumon droit brûlé à moitié,de haut en bas. Et on commencé le traitement pour 5ans , suivi 2ou 3 mois , les douleurs insupportables , tout comme celles de la chimio, et un changement de pilule qui ‘a pas conclu. en ce début d’année, j’ai encore dégusté avec un œdème de la tête aux pieds qui m’a valu une semaine de va et viens 2 x chez mon médecin traitant, 2x chez mon cardiologue puis chez la diabétologue qui a dû me changer mon insuline. Avant d’être opéré pour ce cancer, je n’étais pas malade et jusqu’à lundi je n’étais qu’une loque , marchant très difficilement avec une canne. Je dis bien j ‘étais , car depuis mardi je me suis mise à la diète, après être allée sur votre site. Je me rappelle pas avoir été en aussi bonne forme depuis bien longtemps . Je refais des courses (mais je ne reconduis pas encore), sans ma canne et mes jambes me supportent. J’ai encore beaucoup de douleurs, mais j’espère bien arriver à ne plus souffrir. Encore une bonne chose , j’avais un diabète insulinodépendant, instable depuis des années, alors que je ne suis pas gourmande, n’ai jamais très faim, mange bio, un jardin qui me fournit beaucoup de légumes. Alors je vous dis: Merci , vous qui avez fait ce que j’aurais voulu faire pour aider les malades comme nous. Toute ma gratitude.
    Evelyne Jeandel

    1. Chère Evelyne,
      Merci pour ce témoignage très touchant et pour ce retour qui m’encourage plus que jamais à continuer de partager mon expérience et mes recherches. Oui, il y a plein de choses que nous pouvons faire en tant que personne pour aller mieux sans attendre des miracles de la part des autres : les diètes, l’alimentation, les activités physiques, le repos, les loisirs, la méditation, les compléments alimentaires au besoin. N’hésitez pas à me redonner des nouvelles de vous au fur et à mesure de votre parcours ! Je suis vraiment ravie que mes articles vous redonnent du courage 😉 Je vais mettre votre témoignage dans la rubrique Témoignage de ce blog. merci encore à vous et à très bientôt j’espère. Mélanie

      1. Bonjour
        Je suis pharmacienne et j ai fait un diplome fe nutritioniste a la fac de medecine de dijon.
        Je suis en traitement pour un cancer du sein. J ai fait un jeune therapeutique a chaque debut de ma chimiotherapie : je n ai eu des nausées qu’la premiere seance puis plus jamais aucun.
        Pour les lourdes seances j ai fait : 2jours avant 1 jours pendant et 1 apres . Boire 4 littes d eau par jour et penser a se purger le 1 er jour avec du microlax pour ne pas laisser de selles dans le colon. Pour moi ca marchait bien je n etais pas fatiguée comme les autres. J ai pu faire pleins de choses normale. Par contre, j’ai ete decu sur l aspect  » mémoire des cellules qui dont scencée s auto protegees » la ca n a pas fonctionné puissue j avais prarisuement plus de plaquettes ni globules rouges pendant mon traitement. Pour les petites chimio qui reviennent souvent c est sue 48h de jeune avant.
        Voila bien vous renseigner sur le jeune, c est un super complement de traitement en chimiotherapie. Il faut avertir l équipe soignante par respect pour eux mais ne pas attendre de bienveillznce de leur part. En effet la nutritherapie ne fait pas parti du plan anti cancer. Donc eux observent mais ne peuvent pas vous le recommander.
        Par contre le jeune ne presente pas d interet avant la chirurgie dixit mon prof qui m’a coaché

        1. Chère Molina, merci pour votre précieux témoignage ! En effet, c’est malheureux à dire mais la nutrithérapie est encore trop souvent ignorée dans les processus de traitement, alors que le changement radical d’alimentation est, à mon sens, l’un des premiers outils de guérison à la portée de tout le monde ! Merci encore.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *